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Saisir les jeux de lumières.

Voilà un exercice difficile en photographie mais pleinement satisfaisant lorsqu’il est réussi.

La Lozère, en région Occitanie, se compose de quatre régions naturelles : la Margeride, l’Aubrac, Les Cévennes, les Grands Causses.

Chacune ses particularités paysagères. Une découverte, un émerveillement !

En une semaine, la Lozère s’est offerte à mon regard. Une destination Plan B en cette année 2020 si particulière.

Je ne regrette aucunement ce choix, peut-être un peu plus tard dans le mois, pour que les bruyères envahissent mes compositions photographiques !

J’espère avoir relevé le défi, de montrer  la diversité de la Lozère en quelques photos, entre ombres et lumières…

 

Jour 1  Marvejols, ville royale

 

Jour 2 -Des Cévennes à la vallée du Lot

 

Les Bondons
Les Puechs des Bondons, de l’occitan « puèg (« mont, colline »).

« De retour des Causses, où il avait crotté ses sabots, Gargantua se débarassa, sur les pentes du Mont Lozère, de la boue qui le gênait.
Les débris gigantesques formèrent les Bondons, qui sont encore aujourd’hui parsemés des rochers dont le géant se servait pour jouer à la marelle et au palet. »

Paysage cévenol
& Cascade de Rûnes

Et au milieu coule le Tarn
Village du Pont-de-Montvert

Mende
Coeur de Lozère

Jour 3 – Les Gorges de la Jonte et les Grands Causses

Sur le territoire des Géants des airs

Les gorges de la Jonte sont spectaculaires, tant pour leurs falaises que pour leurs habitants des airs.

Très profondes, la Jonte ne se laisse pas apercevoir depuis la route. Mais le paysage tout autour est grandiose.

Quelque part dans le hameau de Hyelzas (commune de Hures-la-Parade), une Ferme Caussenarde d’Autrefois… Un troupeau de brebis n’est jamais loin.

Les Grands Causses sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de « Paysage culturel de l’agropastoralisme Méditerranéen ».

S’en suivent des paysages arides et de pierres (calcaire blanc et gris) à perte de vue : nous sommes sur le causse Méjean. Les chevaux de Przewalski ont trouvé ici refuge. Les steppes de Mongolie n’ont jamais été aussi proches.

Le Chaos de Nîmes-le-Vieux fait parti des spots photos recensés par Lozère Tourisme. Les éclaircies m’ont aidé à composer ces centaines de rocs dolomitiques !

Jour  4 – L’Aubrac

Très grands espaces

Je pensais connaître les grands pâturages et grands espaces du Haut-Jura.

Le plateau de l’Aubrac est d’une autre dimension. L’immensité n’a plus de limite sur ce plateau aux origines volcaniques (roches basaltiques et granitiques).

Quelques routes sinueuses bordées de pâturages délimités par des petits murets de pierres et de barbelés. Les vaches sont bien gardées !

Les troupeaux sont au premier et au dernier plan. Ils structurent le paysage et les photographies.

Les lacs glaciaires au bleu profond donnent du caractère aux graminées environnantes et désaltèrent les magnifiques habitantes du plateau.

Des légendes se racontent. La croix du Lac de Saint-Andéol a mis fin aux croyances païennes (présence d’un ancien sanctuaire dédié au culte des eaux).
Le jour de la Saint-Jean, les cloches de l’église d’une cité enfouie résonneraient encore…

L’hiver est rude. Le vent, le froid s’emparent de l’immensité. Aucune barrière naturelle pour les contenir.

Une terre de pèlerins (via Podiensis) : Saint-Guilhem le Désert, Saint-Jacques de Compostelle, le Tour des Monts d’Aubrac. Les voyageurs foulent les drailles là ou les troupeaux passent lors de la transhumance, le 25 mai (Saint Urbain). Les vaches restent jusqu’au 13 octobre (Saint Géraud).

Ici et là, des burons en pierres couvert de lauzes, lieu de vie pendant l’estive et de refuge lorsque le mauvais temps gagne le haut plateau. Lieu de traite et de fabrication de la fourme (fromage du Massif central – fourme de Laguiole) & de la tomme fraîche servant à la fabrication de l’aligot.

Une journée en terres d’Aubrac. Sauvages. Préservées. L’histoire se lit partout. Les éleveurs d’aujourd’hui sont les courageux buronniers d’hier.

Jour 5 – Les Gorges du Tarn et le Causse de Sauveterre

Le Tarn structure les villages qui l’entourent.

Les points de vue sont nombreux et vertigineux !

Le village de Hauterives se niche au coeur de la verdure, surplombant le Tarn. L’ancien château de Hauterive est encore visible sur son piton rocheux…

L’accès se fait toujours par barque ou à pied !

Direction Le Pas de Soucy puis le Point Sublime pour des points de vue tourmentés sur les Gorges et au rythme du Tarn. ! La dernière crue est en date du 12 juin 2020.

 

Jour 6 – En Margeride

La Margeride est une des quatre régions naturelles de la Lozère.

De beaux espaces boisés laissant visibles les jolies parcelles agricoles et nombreux pâturages. Le granit est très présent également.

On perçoit toute la diversité de la Lozère en Margeride.

La « Perle de la Vallée »
En Margeride, l’ancien bourg fortifié de Malzieu est encore très préservé. Une belle découverte d’un patrimoine de pierres (granit), ancien fief de la famille Mercoeur.

Le Malzieu est situé sur le Chemin de pèlerinage, du Puy-en-Velay à Saint-Jacques de Compostelle.

Le Malzieu connu une victime (jeune fille de 12 ans) de l’attaque de la terrible Bête du Gévaudan !

Des Bisons en Lozère !
La Margeride est aussi le lieu de vie de Bisons d’Europe ! La Réserve des Bisons d’Europe à Saint-Eulalie propose de les voir en semi-liberté dans un vaste parc de 200 hectares.

La visite guidée en calèche est à faire. Le bison d’Europe se différencie du bison d’Amérique par différents aspects.
Le bison descend du bison, alors que la vache descend de l’auroch !

 

Jour 7 – Le Gévaudan

Le Saviez-vous ?

Le Gévaudan est l’ancien nom de la Lozère.

On connait désormais le Gévaudan en grande partie pour la Bête !

En Gévaudan, vous découvrirez le Parc des Loups, entièrement refait, intégrant depuis juillet 2020 tout un parcours didactique et artisitique sur la Bête.

« Le Versailles du Gévaudan »
Le Gévaudan compte aussi le plus haut château de France, situé à 1276 en Aubrac.
Le château a été construit sur les hauteurs de Prinsuéjols-Malbouzon (48270) par la baronnie de Peyre.

« Le château de la Baume, surnommé « le Versailles du Gévaudan », est le seul château de grande taille érigé dans le département à l’époque classique. Il dépendait de la puissante baronnie des seigneurs de Peyre.

Le document le plus ancien mentionnant le château remonte à 1275. À l’issue des Guerres de Religion, les barons de Peyre décidèrent de reconstruire un nouveau château pour les accueillir, dès 1632, après le démantèlement du siège de la baronnie du Roc de Peyre et ils choisirent la Baume. Le château subit ensuite une campagne d’agrandissement entre 1690 et 1715 pour créer l’extension sud, afin de rappeler Versailles.

L’état actuel du château date du début du XVIIIe siècle. Par son aspect extérieur, il se rapproche davantage des constructions médiévales à vocation défensive. Sa décoration intérieure est exubérante à influence italienne et versaillaise.

Les propriétaires sont des descendants d’Emmanuel de Las Cases, le fameux compagnon d’exil de Napoléon Bonaparte (Ier) »

(https://www.lozere-tourisme.com/chateau-de-la-baume)

 

Jour  8 – Pèlerinage

 

Sur le chemin du retour, le Puy-en-Velay est une évidence.

La Lozère et en particulier le plateau de l’Aubrac composent les chemins de Compostelle.

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